pH

PHLe potentiel Hydrogène (pH) renseigne sur le degré d’acidité des lacs.

Le pH est fortement lié à la géologie locale et à la nature des sols. Il peut être modifié par des pollutions atmosphériques (certains polluants légers peuvent voyager sur plusieurs milliers de kilomètres et former, en se combinant à des particules d’eau, de l’acide nitrique et de l’acide sulfurique).
La majorité des organismes aquatiques ont besoin d’un pH voisin de la neutralité (6-9) afin de survivre. Des variations importantes de pH peuvent donc compromettre certaines fonctions essentielles telles que la respiration et la reproduction. Ainsi, les eaux acidifiées sont caractérisées par un déclin important de la densité et de la diversité biologique.
Le pH de l’eau influence également la quantité de nutriments (ex. : phosphore, azote) et de métaux lourds (ex. : plomb, mercure, cuivre) dissous dans l’eau et disponibles pour les organismes aquatiques. Dans des conditions acides, certains métaux lourds toxiques se libèrent des sédiments et deviennent disponibles pour l’assimilation par les organismes aquatiques.
Le pH des lacs est aussi influencé par l’activité des divers organismes aquatiques. Le dioxyde de carbone (CO2), issu de la respiration des organismes, a un effet acidifiant sur l’eau des lacs. Toutefois, ce phénomène est en partie compensé par les organismes qui utilisent le CO2 lors de la photosynthèse, ce qui a pour effet d’augmenter le pH de l’eau (l’eau devient moins acide). Ainsi, le pH d’un lac change tout au long de la journée, car l’équilibre entre la photosynthèse et la respiration des organismes aquatiques varie avec les changements de température et d’intensité lumineuse (source : CRE Laurentides, 2009).

Le pH est mesuré via un profil de sonde (utilisation d'une sonde multiparamètres).

Protocole sonde multiparamètre.pdf