Modélisation thermique et biogéochimique des lacs.

Les conditions climatiques extrêmes auxquelles les lacs d'altitude sont soumis engendrent un fonctionnement spécifique encore mal connu.
Leur accessibilité réduite a longtemps limité notre compréhension de leur fonctionnement physique et biogéochimique. Cependant, l’anticipation de leurs réponses au changement climatique constitue un enjeu majeur que les approches scientifiques combinant modélisation et suivi haute fréquence rendent à présent possible. L’objet de ces deux initiatives de modélisation thermique et biogéochimique sur les lacs d’Anterne (Savoie) et Muzelle (Isère) ont pour objectif d’intégrer ces deux approches afin:
1. de lier conditions météorologiques et dynamique de ces masses d’eau (températures, étendue de la couverture de glace, dates des périodes de fonte, mise en place de la stratification estivale), étape préalable nécessaire à la quantification  de l’effet physique du changement climatique des dernières décennies.
2. d’évaluer la dépendance des processus biogéochimiques (et notamment l’oxygénation profonde de masses d’eau) aux processus physiques.

Ces initiatives sont le produit d’un effort conjoint des gestionnaires d’espaces naturels (Parc National des Ecrins et ASTERS), de départements R&D privés ((CIH-EDF, Segula) et de partenaires académiques français et suisses (EDYTEM, CARRTEL et EPFL).